Les armes du desert

Canon antichar italien.

Les combats dans le désert ressemblent à ceux dans les vastes plaines de Russie. L’offensive appartient aux blindés et à l’artillerie, tandis que l’infanterie est chargée de tenir le terrain.
Les différentes armées utilisent l'armement classique (chars, artillerie, infanterie et aviation) au camouflage couleur sable. Mais le désert impose ses contraintes aux hommes et aux matériels. Le sable et la poussière dégradent considérablement le matériel, l'entretien devient difficile. Le manque de pièces de rechange met plus sûrement hors de combat les véhicules que les obus.
Quant l’Afrikakorps débarque en Afrique en mars 1941, elle dispose de nombreux chars, en particulier les Panzer III et IV et véhicules blindés bien supérieurs à ceux des Italiens et des Anglais.
Un an après, la situation a changé. Les blindés détruits ont été rarement changés, les pièces de rechange ont du mal à arriver. Au contraire les Anglais ont reçu de nombreux véhicules modernes, fabriqués en Grande Bretagne ou aux Etats-Unis, comme le fameux char Sherman qui commence sa carrière dans les rangs de la VIIIème armée.

Rommel tente de se servir au mieux des moyens qui sont à sa disposition. Il utilise, comme les Alliés, abondamment les mines que l’on dispose en champs de forte densité, destiné à empêcher les blindés de passer, ou alors en densité plus faible, les «marais», pour gêner la progression de l’ennemi.
Pour compenser le manque de tanks, il utilise les canons antichars même dans les actions offensives. Il modifie même le 88mm antiaérien qui se révèle alors la meilleure arme antichar de la guerre. Les chars Alliés sont attirés dans des «souricières» de canons anti-tanks.
Le bluff aussi devient une arme, des camions déguisés en char trompent les observateurs aériens alliés. Les panzers attaquent donc souvent là où on ne les attend pas.
Incontestablement, le général allemand se révèle talentueux dans l’adversité mais ce n’est pas suffisant. Les Alliés même dans la défaite portent des coups meurtriers sur les lignes arrières à l’aide des SAS. A partir de juillet/août 1942, le déséquilibre des forces devient trop grand et Rommel ne peut que retarder la défaite. Il se rend en Allemagne pour solliciter des renforts qu’il n’obtient jamais en dépit des promesses.
Dès que les Anglais s'assurent le contrôle de la Méditerranée à la mi 1942, on peut considérer que l'Afrikakorps est condamné à l'asphyxie et la capacité de celle-ci à recycler le matériel ne peut être considérer que comme un expédient.