La riposte (1942/43)

L'artillerie lourde allemande en 1940 pendant les combats de la campagne de France.

Les Anglais ont été dominés par les Allemands pendant de longs mois. En dépit de quelques succès et de l’arrivée de renforts de plus en plus importants en hommes, pris au front Birman, et en matériel américain, Rommel garde l’initiative.
Seuls les Commandos du désert permettent aux Alliés de gêner les Germano-Italiens. Plus les lignes de communication s’étirent, plus elles sont vulnérables à des actions ponctuelles. Les Commandos, S.A.S (spécial Air Service) et autres groupes d’action frappent l’ennemi là où on s’y attend le moins (voir le film Un taxi pour Tobrouk). Ce n’est cependant pas suffisant pour arrêter l’avance de l’Axe. Rommel rêve déjà de prendre Alexandrie en Egypte et le canal de Suez.
Dans un dernier effort, les Allemands sont stoppés lors de première bataille d’El Alamein, en juillet 1942. Les pertes en matériel sont alors trop importantes, il est impossible pour Rommel de reprendre l’offensive. Il prie Hitler de lui octroyer des renforts mais l’effort de guerre est entièrement tourné vers le front Russe.

Par contre les Anglo-américains préparent la riposte.
D’un coté, la VIIIème armée d’Egypte est rééquipée, notamment en chars modernes américains de type Sherman et aussi en artillerie. De l’autre coté se masse en Angleterre, aux Etats-Unis et à Gibraltar d'importantes forces d’invasion destinée à prendre pied en Afrique du nord française.
En octobre, le nouveau chef britannique, le Général Montgomery, lance l’offensive contre une Afrikakorps qui manque de tout. Les Allemands sont écrasés sous les bombes et submergés par l’infanterie et les 1000 chars de «Monty». Il n’y a plus d’autres choix que de reculer. Ce n’est toutefois pas la déroute et les combats restent très durs mais l’issue ne fait aucun doute en l’absence de renforts significatifs.
Les Américains organisent un débarquement en Algérie le 9 novembre 1942, sous le contrôle de Vichy. Les diplomates et militaires américains cherchent à se concilier l’armée de l’Armistice. Les combats seront brefs, souvent pour l’honneur, et bientôt l’armée Alliée est aux portes de la Tunisie.
La Tunisie est le dernier bastion de l’Axe en Afrique. Malgré quelques maigres renforts et de durs combats, la Tunisie, entre avril et mai 1943, tombe sous les coups conjugués des Américains, des Britanniques et des Français, combattants de la première heure ou anciens de l’armée d’armistice rallié à la cause.